Verbena officinalis

VERBENACEAE Verbena officinalis L- verveine

St Victor sur Loire (prés)- 9 aout 2008

description

floraison juin à octobre- plante vivace- tige dressée, quadrangulaire, canaliculée sur 2 faces opposées- feuilles opposées, dentées, pennatilobées, sessiles- fleurs zygomorphes, 4mm, épis, calice gamosépale à 5 dents courtes, corolle liliacée à gorge blanche, 4 étamines didynames

autoécologie

lieux incultes, talus, chemins

mythologie

Ses différentes appellations l'auréole déjà de mystère, Herbe aux sorciers, Herbe de Vénus…. litanie de pouvoirs "extravagants" dont les Egyptiens, les Perses, les Grecs, les Romains, les Celtes l'ont accréditée.

Son image gravée sur les sarcophages accompagnait les Morts dans leur dernier voyage, un viatique indispensable.

Les Romains l'avaient dédiée à Vénus, la croyant propre à susciter, à ranimer les feux de l'Amour.

Dans les fêtes et les banquets, ils se couronnaient de ses fleurs odorantes et l'offraient en guise de porte-bonheur aux fêtes du Nouvel An.

Les Druides avant le sacrifice au Dieu Esus, lavaient les autels avec l'infusion de fleurs de verveine, que les druidesses avaient coupées cérémonieusement sous les rayons de la lune avec une faucille d'or (tout comme le gui).

Plus tard, dans toute l'Europe -France, Espagne, Belgique, Autriche, Allemagne, Angleterre et Italie- la verveine était cueillie la veille de la "Saint-Jean".

Elle avait tous pouvoirs, ceux d'écarter la foudre, préserver ou guérir une foule de maladies, repousser mauvais oeil, sorciers et magiciens, évoquer les fées et les êtres surnaturels venant quelquefois en aide aux humains.

En Bohème, les braconniers lavaient leur fusil avec une décoction de verveine et d'armoise (nous parlerons de cette Simple une autre fois) afin que leur tir "illicite" ne manque jamais son but. Bonne recette à exploiter pour les mauvais tireurs qui suivant l'expression populaire "ne tueraient pas une vache dans un couloir !"

Quant au Moyen-Age, notre "verveine" était appelée "poison du diable" et l'on s'en servait pour asperger l'eau bénite, étrange coutume pour repousser "le Malin" quand il avait réussi le tour de force de s'introduire dans une église, véritable lieu de perdition pour lui…

Selon une autre légende, la "verveine" qui poussait sur le "mont Golgotha" aurait servi à essuyer le sang du "Christ" pendant la crucifixion, et de ce fait pouvait effectivement passer pour une "Herbe sacrée"…

Que ce soit dans l'Antiquité ou au Moyen-Age, son utilisation la plus courante était d'entrer dans la composition des philtres d'Amour, d'ensorcellement et de sortilèges bons et mauvais suivant la demande…

C'est ainsi que venant du fond des Ages, gracieuse, timide, avec ses tiges filiformes supportant de minuscules fleurettes, la verveine a traversé les millénaires. Déchue de tous ses pouvoirs cabalistiques, on ne peut que s'étonner de la destitution qui la réduit aujourd'hui au rôle insignifiant d'infusion apaisante.

Au siècle dernier, on la considérait comme la boisson type des vieilles filles desséchées. Sa vertu lénifiante, croyait-on, les consolait de l'absence de ces ardeurs vénériennes qu'elles n'avaient point connues…

Floraciel, l'Eveil de Soi par guidance- soins floraux et soins harmonisants    la Fée des Chons

spampoison

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site